Gabon : le fils Chambrier et la passion du pouvoir

Le 16 juillet, à Libreville. © YVAN G.PICTURES POUR J.A.

Exclut du Parti Démocratique Gabonais, le mercredi 9 mars 2016, sur la décision du président du parti, Ali Bongo Ondimba signé par ordre par le Secrétaire général, Faustin Boukoubi suite à des graves divergences.

Si cette exclusion, avait pour but de faire taire le courant « Héritage et Modernité », au sein du PDG, Mais néanmoins a permis au fils de chambrier d’hérité de la présidence du parti Héritage et Modernité (Ancien courant du PDG devenu un parti politique de l’opposition)

Né dans une grande famille de médecins. Si la plupart de ses frères et sœurs ont opté pour la blouse blanche, mais Alexandre s’est imposé comme l’un des poids lourd de l’opposition du côté de Jean Ping.

Pour les législatifs avenirs, Alexandre à officialiser le 10 avril dernier, lors d’une conférence de presse leurs participation aux législatives avec son Parti, Héritage et Modernité, non encore considéré comme une véritable menace à Ali Bongo et Jean Ping

Si le président d’Héritage et Modernité ne s’est pas encore prononcer si il se portera candidat dans son fief mais il pense que « C’est une étape dans notre volonté d’aller chercher l’alternance », justifie-t-il face aux partisans du boycott gravitant toujours autour de Jean Ping.

« Notre conviction est que, l’opposition gabonaise est plus que jamais en mesure de remporter la majorité des sièges à l’assemblée nationale et imposer ipso facto un schéma politique inédit dans l’histoire de notre pays, c’est-à-dire contraindre le pouvoir à la cohabitation », a-t-il déclaré avec optimisme.

Alexandre Barro Chambrier est l’héritier politique de son père, Marcel Éloi Rahandi Chambrier, né à Libreville en 1933, à la fois ancien ministre, ex-président de l’Assemblée nationale (1993-1996), cofondateur du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) et célèbre pédiatre d’ascendance mpongwée.

Économiste, élève de Raymond Barre à Paris-Dauphine, Alexandre Barro Chambrier a enseigné à l’université Omar-Bongo de Libreville avant de devenir conseiller du Premier ministre Casimir Oyé Mba jusqu’en 1994, puis d’intégrer le FMI. Il y fait la connaissance d’un certain Alassane Dramane Ouattara (ADO).

 Source : Jeune Afrique