GRAINE : l’impérieuse nécessité d’impliquer l’expertise locale

L’un des principaux enseignements du premier forum d’échanges sur le programme agricole GRAINE, qui s’est tenu du 5 au 7 novembre 2015 à Libreville est sans doute l’impérieuse nécessité d’impliquer l’expertise locale dans la mise en place de cet ambitieux projet.

L’organisation du premier forum d’échanges sur la Gabonaise des réalisations agricoles et des initiatives des nationaux engagés (GRAINE) a permis à toutes les parties prenantes d’échanges sur le même plateau. Les intervenants se sont succédé à la tribune, chacun abordant le sujet commun sous son angle. Il s’agissait pour les orateurs d’apporter les arguments pour une meilleure concrétisation du programme. Dans la foulée des débats, le commissaire général du centre national de la recherche scientifique et technique (CENAREST), Franck Daniel Idiata prend la parole. Il a regretté que les promoteurs de la GRAINE n’aient pas sollicité les organismes du CENAREST tels que l’institut de recherche en écologie tropicale et l’institut de recherche en agronomie forestière, en vue de la formation des coopérateurs et l’approvisionnement en semences améliorées. 54 jeunes Gabonais ont été envoyés en Malaisie pour suivre une formation en culture de palmier à huile dans le cadre de ce programme. Une erreur selon le commissaire général du CENAREST.

D’autre part, Odette Nadia Koumba, propriétaire d’une bananeraie de 25 hectares dans la Ramboue a rassuré quant à la capacité des producteurs locaux à soutenir la demande de Sotrader en rejets de banane et boutures de manioc. Pour preuve, elle affirme qu’en 2013, elle a fourni 30 000 rejets de bananes à Olam et récemment 40 000 rejets de bananes au FIDA.

Comme Odette Nadia Koumba, beaucoup d’agriculteurs nationaux se sont dits prêts à « mouiller le maillot », pour prendre le marché de la fourniture des semences à GRAINE. Objectif : faire en sorte que le programme profite également au monde paysan.