Comment améliorer le système démocratique gabonais ?

Comment améliorer le système démocratique gabonais ? La question était vendredi au cœur des débats, lors de la première journée du forum citoyen Libération, à Libreville.

Pour améliorer le système démocratique gabonais, les leaders de la société civile, notamment Georges Mpaga (président du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon) et Marc Ona Essangui (secrétaire exécutif de l’ONG Brainforest) ont proposé plusieurs solutions. Entre autres, la sécurisation du vote du citoyen, la fiabilité du fichier électorale, l’amélioration de la biométrie et l’introduction des membres de la société civile au sein des instances chargées de l’organisation des élections au Gabon.

« L’élection de 2016 est très importante pour le pays. 2016 doit permettre de réaliser notre idéal démocratique. Il faut que le gouvernement et la société civile se rencontrent autour d’un dialogue inclusif et sans tabou pour discuter des conditions d’organisation de cette élection », a proposé Georges Mpaga.

Le ministre gabonais de la communication, Alain Claude Bily-Bi-Nze, et Jean Valentin Leyama, directeur de cabinet adjoint du président de la république ont pour leur part estimé que le Gabon est une jeune démocratie et que les choses avancent dans le bon sens depuis 1990. Pour preuve, au Gabon, les opposants (société civile déguisée) et les gouvernants peuvent discuter librement sur la tribune du forum citoyen. Ils ont souligné également que l’enjeu prioritaire du gouvernement reste l’amélioration des conditions de vie des Gabonais. Pour le ministre de la communication, il n y a pas de démocratie sans développement et le développement « c’est la construction des infrastructures routières, sanitaires, sociales et la résolution des questions du chômage et de la pauvreté à travers la création des emplois ».

Chantal Uwimana, directrice Afrique de Transparency International a invité les gouvernants et la société civile à jouer chacun son rôle et à travailler dès maintenant pour l’amélioration du système démocratique gabonais, en vue de l’organisation des élections transparentes et crédibles et dont les résultats seront acceptés par toutes les parties. « Les gouvernants et la société civile ne doivent pas attendre la veille des élections pour discuter des conditions électorales ou de la transparence électorale. Ces questions doivent se traiter avant le scrutin, afin d’informer et d’éduquer les jeunes sur les notions de démocratie », a déclaré Chantal Uwimana.

Comme on pouvait l’imaginer, de nombreux Gabonais ont fait le déplacement du stade d’Angondjé, pour participer aux débats et poser leurs questions et soumettre leurs doléances aux gouvernants.