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Jean-Claude Vuemba | DR

Ils peuvent dire ou faire tout ce qu’ils veulent, mais le peuple congolais ne l’acceptera pas, tout simplement parce qu’ils ont échoué lamentablement. Nous allons continuer le combat et Moïse Katumbi reviendra au mois de juin et présentera sa candidature à la présidence de la République, advienne que pourra », a rétorqué le coordonateur régional d’« Ensemble pour le changement » au Kongo-Central, Jean-Claude Vuemba aux propos du secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPPRD), Emmanuel Ramazani Shadary, lors de son passage, vendredi 6 avril dernier, sur les antennes de Radio France internationale (RFI).

Contacté par notre rédaction, le député national, élu de Kasangulu dans le Kongocentral, a indiqué qu’« il est incompréhensible que tous les services de l’État congolais ne soient mobilisés que pour essayer de contraindre un seul individu, Moïse Katumbi, qui est devenu le bilan de la majorité au pouvoir », ironise-til.

Par ailleurs, Jean-Claude Vuemba estime que les propos du secrétaire permanent du Pprd à l’endroit de Moïse Katumbi sont, non seulement, une déclaration d’affront au peuple congolais mais aussi, de l’opprobre jeté sur l’appareil judiciaire congolais.

« Les juges, les magistrats, le personnel de la justice, comment vous sentezvous lorsqu’un dossier qui n’est encore qu’au niveau de l’instruction et que la sentence soit déjà connue et déclarée par un acteur politique, proche du président de la République, soit-il ? », s’interroge le président du MPCR.

Pour rappel, les propos du secrétaire permanent du Pprd, Emanuel Ramazani Shadary, sur les antennes de Rfi ont suscité de réactions et contestations. Pour le n°2 du parti présidentiel, le leader de la plateforme Ensemble est d’office exclu de la course électorale parce qu’ayant la nationalité italienne. « Il (Moïse Katumbi) peut se présenter s’il régularise, mais il sera condamné parce qu’il y a déjà l’instruction du procureur de la République. Il sera bientôt condamné. Mais comment il va arriver alors qu’il est condamné?

Je vous dis que pour celui-là, c’en est fini, c’est terminé. En voulant tout gagner, il a tout perdu », a-t-il dit. Cette affirmation a également été rejetée par « Ensemble pour le changement », plate-forme électorale qui soutient la candidature de Moïse Katumbi aux élections de décembre 2018. Dans un communiqué signé par son secrétaire général, Delly Sessanga, « Ensemble pour le changement » a condamné ces affirmations qui se substituent à la justice et donne par la même occasion injonction à celle-ci. Cette plate-forme politique a également dénoncé ce qu’elle qualifie d’une énième instrumentalisation grossière de l’institution judiciaire.

Par  J.C Vuemba