Élection présidentielle au Gabon : le bilan est de 29 morts, selon l’opposition

L’élection présidentielle du 31 août 2016, Ali Bongo est réélu à la présidence du Gabon, mais le principale opposant conteste. Jean Ping, son adversaire, a déjà annoncé sa victoire. Ses partisans descendent dans la rue pour crier à la fraude et, dans la nuit, mettent le feu à l’Assemblée nationale. Ali Bongo est accusé d’avoir fait pire que son père, donner l’ordre de tirer à balles réelles sur ses opposants. C’est ce qui ressort du « Complément d’enquête » Bangumi, jeudi 6 juillet 2017 à 22H45 à France 2 sur le clan Bongo. Dans cette enquête, l’opposition déclare un bilan de 29 morts.

La militante de l’opposition Annie Léa Meye. Elle a été chargée par Jean Ping de compter les morts. « Nous sommes sûrs de vingt-neuf décès, dont vingt-trois clairement identifiés (les parents n’ont pas voulu révéler l’identité des autres, dit-elle). Toutes ces personnes n’ont fait que revendiquer leur vote. Mourir pour ça, c’est ahurissant, traumatisant. » A-t-elle indiqué sur France 2. Les dires de la militante sont confirmés par une douzaine de familles de victimes. Son rapport a été transmis à la Cour pénale internationale.

Du côté du pouvoir, Ali Bongo conteste ce bilan. Selon lui, seuls quatre pillards ont été abattus durant les émeutes. Aujourd’hui, il veut tourner la page.